facebook pixel
SIDIIEF Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone
Menu

Un hommage rendu à Jeanne-Mance, infirmière et cofondatrice de la ville de Montréal

Par Diane Saulnier, infirmière, M. Sc. inf.
Consultante en soins infirmiers

 

Dans le cadre des cérémonies du 375e anniversaire de la fondation de Montréal (Québec, Canada), les Religieuses hospitalières de St-Joseph et l’organisme Rêver Montréal ont rendu hommage à la mémoire de Jeanne Mance, infirmière et cofondatrice de la ville de Montréal.
Invités_19mai2017

 

L’évènement a eu lieu le 19 mai 2017, à l’auditorium du Pavillon Jeanne-Mance de l’Hôtel-Dieu de Montréal, sous la présidence d’honneur de France Chrétien Desmarais, présidente de la société du 375e de Montréal et de  Catherine Feuillet, consule générale de France à Montréal, et ce, en présence du maire de Montréal, Denis Coderre, des religieuses de diverses congrégations et de nombreux invités.

 

Soeur LalibertéLe mot de bienvenue fut prononcé par Sœur Marie Thérèse Laliberté, supérieure générale des Religieuses hospitalières de St-Joseph.
 

 

 

 

 

 

La conférence d’ouverture fut présentée par Danielle Fleury, présidente-directrice générale adjointe du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, sous le thème : « Jeanne Mance, infirmière et leader : un legs inspirant. »
Pour l’occasion, plusieurs conférenciers ont relaté la vie de cette femme laïque, née en 1606 à Langres, ville située à 295 km de Paris. L’incroyable périple de cette célibataire possédant des qualités indéniables de leader et d’administratrice soulève l’admiration devant sa persévérance et sa détermination à surmonter les nombreux obstacles qu’elle a dû affronter dans un contexte hostile et sur un continent méconnu par les Français au XVIIe siècle. C’est ainsi qu’en 1642 Jeanne Mance fonda l’Hôtel Dieu de Montréal en même temps que la ville de Montréal, ville reconnue aujourd’hui comme la deuxième ville francophone du monde. À trois reprises (1649,1658, 1662), elle traversa l’Atlantique dans des conditions extrêmement difficiles : mal de mer, rationnement de la nourriture, maladies, promiscuité des lieux, voyages pouvant se prolonger au-delà de trois mois pour parvenir finalement à Ville-Marie ─ nom de Montréal à l’époque ─ afin d’y construire le premier hôpital où elle dispensait des soins avec compétence et compassion.

 

Elle apprit l’art de soigner, probablement avec les Ursulines de sa ville natale pour parfaire sa formation avec les Augustines de la ville de Québec. Elle dirigea l’Hôtel-Dieu jusqu’à son décès en 1673.

 

La table ronde, constituée pour l’évènement, était composée de personnes passionnées par la vie de cette infirmière qui a marqué l’histoire de Montréal. Parmi ces auteurs, historiens et cinéaste, notons : monsieur Jean-Paul Pizelle, président de l’Association Langres-Montréal et coauteur du livre « Jeanne Mance en France : une femme dynamique, découvertes récentes » ; madame Louise Harel, députée (1981-2008), ministre sous quatre premiers ministres, présidente de l’Assemblée nationale du Québec et chef de l’opposition à la ville de Montréal (2009-2013); madame Françoise Deroy-Pineau, auteure du livre « Jeanne Mance et Paul de Chomedey : un compagnonnage fondateur » et madame Annabel Loyola, réalisatrice des films : « La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance » et, tout récemment, « Le dernier souffle au cœur de l’Hôtel Dieu de Montréal ».

 

C’est en grande partie grâce à Sœur Thérèse Payer, directrice du Centre Jeanne-Mance et fondatrice du Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal, que l’œuvre de Jeanne Mance est reconnue aujourd’hui à sa juste valeur. Un hommage particulier lui a été rendu à la fin de la cérémonie afin de souligner son travail remarquable et sa grande dévotion envers cette femme singulière qu’était Jeanne Mance.

Infolettres du SIDIIEF