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SIDIIEF Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone
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Hélène Salette, Insigne du mérite 2018

Plus haute distinction décernée par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’Insigne du mérite 2018 a été décerné à Hélène Salette, infirmière et secrétaire générale du SIDIIEF, pour sa carrière ayant contribué de manière exceptionnelle à l’avancement des soins infirmiers et à la notoriété de la profession.

Au Palais des congrès de Montréal (Québec, Canada), le 6 novembre 2018, Hélène Salette a reçu officiellement l’Insigne du mérite 2018 des mains du président de l’OIIQ, Luc Mathieu, devant la profession infirmière québécoise, réunie pour son congrès annuel. Hélène a délivré un discours de remerciement engagé et inspirant pour l’ensemble de la profession infirmière.

Vidéo de présentation d’Hélène Salette :

Album photo de la remise de prix :

Découvrez l’intégralité de son discours :

C’est un très grand honneur de recevoir l’Insigne du mérite de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec. Je vous avoue être prise d’un grand vertige, d’un beau grand vertige ! J’en suis d’autant plus fière que je comprends bien qu’il s’agit aussi d’une reconnaissance envers les réalisations du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l’espace francophone (SIDIIEF), puisque nos deux destinées sont si intimement liées depuis plus de 16 ans de vie commune !

Le SIDIIEF célèbrera en 2020, ses 20 ans d’existence ! Il est aujourd’hui une organisation reconnue sur la scène internationale. La revue française Actusoins a qualifié le SIDIIEF d’organisation structurante pour la profession infirmière. Si le SIDIIEF a pu s’engager pleinement dans des actions politiques visant à mettre en valeur la contribution de la compétence infirmière aux grands enjeux de santé, c’est en partie grâce à l’engagement de ses membres fondateurs et promoteurs. Je les remercie sincèrement d’avoir associer le nom de leur organisation afin de créer un réseau infirmier mondial en langue française. Je salue également les membres du conseil d’administration du SIDIIEF pour leur confiance renouvelée.  Je vous remercie tous d’être présents ici ce matin et de m’accompagner dans cette reconnaissance.

Au départ, le SIDIIEF était un beau rêve, une idée qui a su se réaliser. Je profite de l’occasion pour souligner particulièrement la contribution des membres du conseil d’administration de l’OIIQ qui ont été visionnaires dès la fin des années 90. Ils ont su transmettre toute l’énergie nécessaire aux suivants qui ont soutenu de manière indéfectible la consolidation de notre réseau mondial. On dit que « Commencer est facile, mais persévérer est un art ! ». Au nom des infirmières et infirmiers, d’ici et d’ailleurs dans le monde francophone, je remercie l’OIIQ pour son leadership et son engagement qui permettent à l’ensemble de la communauté infirmière de réfléchir collectivement aux enjeux de santé, et d’offrir des solutions infirmières le plus près possible des besoins des patients et des communautés. Voilà une stratégie visionnaire de protection du public.

Avec l’expérience, nous avons constaté que la profession infirmière, partout dans le monde, est confrontée aux mêmes enjeux :  reconnaissance des compétences, pouvoir d’influence, formation, qualité des soins et sécurité des patients, pour ne nommer que ceux-là. Les causes sont à peu près du même ordre, même si les contextes de pratique diffèrent. C’est pourquoi, le SIDIIEF cherche à mutualiser les forces et à mettre au profit de tous, l’intelligence collective de notre discipline pour influer sur l’évolution des systèmes de santé, sur son financement, sur l’organisation et la prestation des soins et sur un meilleur partage des compétences entre professionnels de la santé.

Collectivement, nous représentons une force exceptionnelle au service du mieux-être des populations. Ensemble, nous sommes en mesure de faire valoir la profession infirmière comme l’un des protagonistes influents dans le monde de la santé.  Nous devons donc porter la voix des infirmières et offrir sur la scène internationale, un regard éclairé par la discipline infirmière sur les grands enjeux de la santé et des systèmes de soins.  Ensemble, nous sommes capables d’influencer notre destin, nous nous devons cet engagement !

Nous vivons dans un monde globalisé, en constante évolution, qui a entraîné une réorganisation des soins et des services. Tous les systèmes de santé sont à la recherche de nouvelles façons de faire. Les systèmes de santé centrés uniquement sur les hôpitaux et les hautes technologies ne peuvent plus couvrir l’ensemble des besoins : la nécessité de soins à domicile, de soins et services de proximité bousculent les rôles traditionnels et obligent les professionnels à modifier rapidement leurs façons de faire. Les services de santé de première ligne doivent s’imbriquer dans un tissu communautaire où les déterminants sociaux ont une grande importance : ce qui dépasse, de beaucoup, le simple champ d’intérêt de la médecine.

Selon l’AIIC, dans un rapport datant déjà de 2006 reflétant la situation de plusieurs pays, on estimait qu’en 2020, 75 % des infirmières devraient œuvrer dans la communauté, alors que la situation était inverse en 2000 [1],  où trois infirmières sur quatre travaillaient en milieux hospitaliers.

Si en 2006 on anticipait l’avenir, il est urgent maintenant de prendre conscience que nous ne sommes plus à planifier le changement, nous y sommes, il nous a rattrapé et nous devons, pour avancer, façonner rapidement notre environnement.

Dans ce contexte, le redéploiement des compétences des infirmières pose un défi sans précédent. Depuis plus de vingt ans, c’est un plaidoyer unanime qui se dégage à l’échelle mondiale, pour le rehaussement au niveau universitaire de la formation infirmière.

Un baccalauréat devient le niveau d’études minimal pour exercer la profession d’infirmière dans les mondes anglo-saxon, hispanique, asiatique et même, dans la francophonie internationale. Le Québec est à contre courant et tarde à s’engager dans cette voie.

Plus que jamais, nous avons besoin d’infirmières capables d’assumer un leadership clinique fort, qui gagne en autonomie et dont le rôle est utilisé au plein potentiel de son champ d’exercice.  LA FORMATION EST LE MAÎTRE MOT : Nous devons être formés tant au niveau du jugement clinique que sur la mesure de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Nous avons besoin d’infirmières ayant développé des compétences et des habiletés politiques, des connaissances en économie, en financement des systèmes de santé, en développement de politiques de santé. Des professionnelles avec de l’entrepreneurship qui s’intéressent aux développements des nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle pour que nos savoirs soient mis au profit des patients. Il y a urgence d’agir pour préparer une génération d’infirmières influentes, qui ose soigner, s’affirmer, bousculer les conventions établies, s’imposer à tous les niveaux de sa pratique ! Il faut collectivement soutenir la pleine éclosion des talents tant en clinique, auprès des patients, qu’aux paliers décisionnels et politiques pour améliorer les systèmes de santé.

Je me permets de vous citer le philosophe indien Krishnamurti : « On n’a jamais peur de l’inconnu, on a peur du connu qui arrive à sa fin ».

J’en appelle à nous tous, l’Ordre, la FIQ, les associations professionnelles, les CHU, les collèges, les universités, nous les infirmières et les infirmiers. Ensemble osons, créons notre avenir !

Pour terminer, sur une note plus personnelle, permettez-moi de prendre encore quelques minutes pour remercier des personnalités qui ont marquées de manière plus prégnante ma vie professionnelle.  Il est certain qu’une carrière ne se construit pas seule. Tout au long de ma vie professionnelle, j’ai eu le privilège de croiser plusieurs personnes qui m’ont influencée, encadrée soutenue, qui ont cru en moi et en mon potentiel. Elles mériteraient toutes d’être mentionnées, mais la liste est longue. Du fond de mon âme, je vous remercie. Je vous remercie de m’avoir transmis votre passion, votre engagement, votre professionnalisme et votre fierté d’être infirmière.

Je me dois toutefois de remercier Gyslaine Desrosiers, présidente- fondatrice du SIDIIEF : une pionnière, une visionnaire qui a été la première à rêver et à imaginer un secrétariat international pour les infirmières du Québec et de l’ensemble de la francophonie : Merci d’avoir cru au SIDIIEF, Merci d’avoir cru en moi, merci de m’avoir permis de croire en moi, et surtout, merci pour tout.

Suzanne Kérouac, professeure émérite et ex-doyenne de la FSI de l’Université de Montréal que je remercie pour son engagement et son respect envers la discipline infirmière. Je partage avec Suzanne plusieurs de mes plus beaux souvenirs professionnels, c’est un grand privilège. Merci pour ton soutien, merci pour ton amitié.

Je me dois également de souligner le travail exceptionnel de l’équipe du siège social du SIDIIEF qui réussit à accomplir de grandes choses ! Merci à vous d’avoir fait du SIDIIEF votre cause. Je vous remercie pour votre engagement et votre complicité au quotidien. Je l’apprécie beaucoup.

Enfin, on dit que « Tout petit homme peut devenir un prince si notre regard le lui permet ».  À vous chers collègues, infirmières et infirmiers du Québec, je vous remercie sincèrement pour le regard bienveillant que vous avez à mon égard.

Un immense merci !

 

[1] AIIC. (2006). Vers 2020 : visions pour les soins infirmiers. Ottawa : AIIC.

 

Communiqués de presse

Hélène Salette, secrétaire générale du SIDIIEF, reçoit l’Insigne du mérite 2018
6 novembre 2018

L’hôpital Montfort sera l’hôte du 8e congrès mondial du SIDIIEF
6 juin 2018

Un document de référence sur la pratique infirmière avancée
24 mai 2018

La France accueille le 7e congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones
22 mai 2018

 

Contact médias :

Marlène Daugarou
Responsable communication-marketing
daugarou@sidiief.org
Tél. : 1 514 849-6060 poste 3603

Éditorial de la secrétaire générale

Les assistants-médicaux : un nouveau métier ou un retour en arrière ?

Éditorial du 28 septembre 2018

Le gouvernement français a annoncé un plan de réorganisation des services de santé dans lequel il introduit un nouveau métier : les techniciens médicaux en structures ambulatoires. Ils sont présentés comme « des professionnels qui aideront nos médecins dans les prochaines années… 15 à 20 % de temps médical pourrait être gagné ».

Cette vision consistant à consolider les services médicaux ambulatoires autour de la prestation médicale soulève des questions. En effet, cette orientation est à contre-courant des grandes tendances internationales. Un système de santé n’existe pas pour les médecins mais pour répondre aux besoins des patients.  Plusieurs rapports d’experts ont déjà affirmé que les systèmes de santé qui réussiront le mieux dans l’avenir s’appuieront sur des équipes interprofessionnelles fortes, compétentes et aptes à s’engager dans un nouveau partage des responsabilités. La qualité des soins et les services adéquats à la population en sont tributaires.

C’est dans cette optique que le 7e congrès mondial du SIDIIEF, tenu à Bordeaux (France) en juin 2018, a mis l’accent sur le déploiement de la pratique infirmière avancée comme réponse aux complexités croissantes des systèmes de santé dans le monde.

Lancée au congrès, la publication récente du SIDIIEF, intitulée La pratique infirmière avancée – vers un consensus au sein de la Francophonie, conclut que l’efficacité et l’efficience de la pratique infirmière avancée peuvent être considérées comme probantes [1].

Si l’introduction d’un nouveau métier à moindre coût paraît séduisante, elle n’est pas une solution valable à plus long terme car elle entretient un morcellement des soins.

Des programmes spécifiques de formation en pratique infirmière avancée viennent de débuter en France. Dans la lignée des tendances internationales, le SIDIIEF applaudit le virage de l’introduction de la pratique infirmière avancée en France. La formation de nouveaux techniciens assistants-médicaux viendra-t-elle affecter la disponibilité des fonds nécessaires pour le déploiement des programmes de formation universitaire (master) des infirmières de pratique avancée ? Quelle importance relative le plan 2022 accordera-t-il à chacun de ces nouveaux métiers ?

On peut comprendre du plan français 2022 que les soins de santé primaire demeureront une chasse-gardée médicale. L’Ordre National Infirmier de France a déjà dénoncé cette vision passéiste qui n’ouvre pas le champ des soins de santé primaire aux infirmières de pratique avancée. Pourtant, il est reconnu que les services de santé de première ligne s’imbriquent dans un tissu communautaire où les déterminants sociaux ont une grande importance et dépassent de beaucoup le champ d’intérêt de la médecine.

À cet égard, dès 2011 [2], le SIDIIEF a démontré l’importance de l’introduction de la pratique infirmière avancée pour mieux répondre aux besoins évolutifs des communautés. Rappelons la vaste étude de l’OCDE [3] sur l’analyse de l’évolution de la pratique infirmière avancée dans douze pays de l’OCDE   (Australie, Belgique, Canada, Chypre, États-Unis, Finlande, France, Irlande, Japon, Pologne, République tchèque, Roumanie) qui a confirmé l’impact positif sur la qualité des soins et le maintien des coûts.

Si le degré d’application des rôles infirmiers avancés est variable, les évaluations effectuées dans les pays qui en ont une plus longue expérience (pays anglo-saxons, Finlande, Japon) démontrent les effets positifs en soins de santé primaire. Un haut taux de satisfaction des patients s’explique par le temps passé avec l’infirmière ou l’infirmier, par la qualité de l’information partagée, par une meilleure compréhension de leur condition de santé ainsi que par une capacité à participer au traitement et à prendre en charge.

Faut-il encore le rappeler, l’efficacité du rôle de l’infirmière praticienne avancée a été démontrée sur la sécurité et la satisfaction des patients, la prévention de ruptures de services, l’amélioration de l’accès à des soins de qualité, ou encore la réduction des coûts en écourtant la durée d’hospitalisation et en prévenant les réadmissions. Ce rôle d’expert clinique prend appui sur une analyse approfondie des besoins de santé du patient, de la famille ou de la communauté, et intègre les résultats probants à l’évaluation, à la décision et à l’intervention cliniques.

L’évolution de la pratique infirmière avancée s’avère donc la meilleure option de réorganisation des services de santé qui requiert toutefois une vision renouvelée des politiques publiques en matière de santé [4].

Loin d’être l’exercice d’une médecine à bon marché, la pratique infirmière avancée a tout le potentiel requis pour répondre à la complexité des besoins de santé des personnes, des familles et des communautés par le déploiement des meilleures pratiques et le renforcement de la collaboration interprofessionnelle [5] [6] [7] [8].

La secrétaire générale,
Hélène Salette, infirmière, M. Sc. inf. ASC

 

[1] SIDIIEF, 2018. La pratique infirmière avancée – Vers un consensus au sein de la francophonie, une étude réalisée par la professeure Diane Morin, inf., Ph D.

[2] SIDIIEF La formation universitaire des infirmières et infirmiers – Une réponse aux défis des systèmes de santé. 2011

[3] OCDE. (2010). Nurses in advanced roles: A description and evaluation of experiences in 12 developed countries. [www.oecd.org]; 03.08.2010.

[4] DiCenso, A., Bryant-Lukosius, D. (2010). Infirmières cliniciennes spécialisées et infirmières praticiennes au Canada : synthèse d’aide à la décision. Rapport de recherche commandée. Ottawa : Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé (FCRSS). [www.chsrf.ca]; 16.08.2010.

[5] LaSala, C.A., Connors, P.M., Pedro, J.T., Phipps, M. (2007). The role of the clinical nurse specialist in promoting EBP and effecting positive patient outcomes. Journal of continuing education nursing, 38(6), nov-dec.

[6] AIIC. (2009). Énoncé de position : L’infirmière clinicienne spécialisée.[www.cna-aiic.ca/cna/]; 21.11.2009.

[7] DiCenso, A., Bryant-Lukosius, D. (2010). Clinical Nurse Specialists and Nurse Practitioners in Canada : a decision support synthesis. Ottawa : Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé. [www.chsrf.ca]; 16.08.2010.

[8] Desrosiers, G. (2009). La pratique avancée, un avenir, une nouvelle formation pour les infirmières. Info Nursing., no150, oct. 2009, Bruxelles, Association belge des praticiens de l’art infirmier (acn).

Les assistants-médicaux: un nouveau métier ou un retour en arrière?

Infirmières soins

28 septembre 2018

Le gouvernement français a annoncé un plan de réorganisation des services de santé dans lequel il introduit un nouveau métier : les techniciens médicaux en structures ambulatoires. Ils sont présentés comme « des professionnels qui aideront nos médecins dans les prochaines années… 15 à 20 % de temps médical pourrait être gagné ». (suite…)

Colloque SIDIIEF-ANIIDES, 24 et 25 mai 2017

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Légende : Membres du conseil d’administration du SIDIIEF posant avec la bannière du Colloque international SIDIIEF-ANIIDES
Le SIDIIEF, en collaboration avec l’Association nationale des infirmières et infirmiers diplômés d’État du Sénégal (ANIIDES), a organisé un colloque international sous le thème : Optimiser les compétences professionnelles des infirmières et des infirmiers pour l’atteinte des objectifs mondiaux de développement durable. Sous le parrainage du ministère de la santé et de l’Action sociale du Sénégal, le colloque a abordé trois grands thèmes d’intérêts pour la pratique infirmière en Afrique de l’Ouest, soit :

  1.   Formation universitaire en Afrique francophone : stratégies d’action pour la mise en œuvre
  2.   Qualité des soins et sécurité des patients
  3.   Défi des maladies chroniques en Afrique : un appel à l’expertise infirmière

 

Des conférenciers internationaux du Sénégal, du Burkina Faso, du Liban, du Québec, de la France, de la Suisse, de la Belgique et de la République démocratique du Congo, sont venus présenter différents points de vue et expériences sur ces thématiques.
 

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Plus de 300 personnes ont participé à ces deux jours de colloque, des participants venus du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo et de la Belgique étaient présents.

 

POUR CONSULTER LE PROGRAMME DU COLLOQUE

 

POUR CONSULTER L’ALBUM PHOTOS (FLICKER)

 

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Légende : Hélène Salette, secrétaire générale et Gyslaine Desrosiers, présidente, remettant une plaque commémorative à Ismaïla Mbaye, président de l’ANIIDES, co-organisateur des activités annuelles 2017
 

En marge du colloque, le SIDIIEF en a profité pour organiser des rencontres avec différents représentants d’organisations présentes en Afrique de l’Ouest :

  • le Bureau régional Afrique de l’Ouest de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) pour rappeler l’importance de soutenir le développement de filières universitaires en sciences infirmières en Afrique francophone.
  • Jean-Jacques Effosou Kablan, représentant infirmier de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), afin de discuter des priorités de développement des compétences des infirmières en Afrique de l’Ouest et, plus particulièrement, la formation infirmière, le développement du projet pédagogique des filières et la question de la réglementation du champ de pratique infirmière.

 

Finalement, des représentants du conseil d’administration du SIDIIEF ont rencontré les membres du conseil exécutif de l’ANIIDES pour échanger sur des stratégies d’empowerment associatif de l’ANIIDES pour le développement des compétences infirmières, la création d’un ordre infirmier, la réglementation du champ d’exercice, la formation continue et d’autres dossiers d’intérêt.

 

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Légende : Des membres du Conseil de l’ANIIDES et des représentants du conseil d’administration du SIDIIEF
Les activités se sont conclues par une soirée festive organisée par l’ANIIDES.

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Légende (de gauche à droite) : Ismaïla Mbaye et Nathalie Schoos, membres du conseil d’administration du SIDIIEF, une participante à la soirée festive, Didier Lecordier, membre du conseil d’administration du SIDIIEF, Lise Montagne, directrice des soins infirmiers, CIUSSS de l’Estrie-CHU de Sherbrooke (Québec, Canada), Dr Aliou Sylla et Hélène Salette, secrétaire générale du SIDIIEF

Infection au VIH en Afrique francophone

Miser sur la profession infirmière : une stratégie gagnante

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Le 24 mai 2017, à Dakar (Sénégal), s’est tenu le lancement de la prise de position conjointe SIDIIEF-ARCAD SIDA, intitulée : Infection au VIH en Afrique francophone – Miser sur la profession infirmière, une stratégie gagnante, à l’ouverture du Colloque SIDIIEF-ANIIDES, en présence de plus de 300 participants venus notamment du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, de la République démocratique du Congo, et autres représentants internationaux.

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POUR CONSULTER LA PRISE DE POSITION EN FRANÇAIS

 

POUR CONSULTER LA PRISE DE POSITION EN ANGLAIS

 

Le conseil d’administration du SIDIIEF a souhaité profité de sa présence au Sénégal pour lancer officiellement sa prise de position adoptée conjointement avec l’Association de recherche en communication et d’accompagnement à domicile des personnes vivant avec le VIH et le SIDA (ARCAD-SIDA), membre de Coalition internationale Sida Plus, représenté par son président d’honneur, Dr Aliou Sylla. Le SIDIIEF et ARCAD-SIDA ont souhaité unir leur force dans un partenariat politique afin, notamment, de permettre aux infirmières et infirmiers d’initier les traitements antirétroviraux (ARV).

 

Cette prise de position est importante et s’inscrit dans la lutte mondiale pour l’éradication de l’épidémie du VIH à l’horizon 2030. En rédigeant conjointement cette prise de position, le SIDIIEF et ARCAD-SIDA visent principalement les objectifs suivants :

 

  • Contribuer aux efforts mondiaux pour l’atteinte de la cible de santé publique d’ici 2030 en élargissant le réseau de professionnels de la santé compétents pouvant assurer une prise en charge adéquate des personnes à risque et infectées.
  • Soutenir la valorisation de la contribution infirmière et ainsi leur faire reconnaître le droit de prescrire les ARV afin de favoriser l’accès au traitement le plus rapidement possible et au plus grand nombre possible.

 

Le lancement de la prise de position s’est déroulé en présence de dignitaires et de personnalités africaines impliquées dans la lutte contre l’épidémie du VIH et pouvant influencer les décisions nationales et sous régionales, dont la ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, représentée officiellement par le ministre des Forces armées, le directeur des ressources humaines du ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, des représentants du bureau de l’Organisation mondiale de la santé à Dakar et du bureau pour le Sénégal d’ONUSIDA, de la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida du Sénégal, ainsi que plusieurs autres personnalités. Leur présence à cet événement a été vue comme un signe d’ouverture face aux recommandations de la prise de position.
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Légende (de gauche à droite) : Gyslaine Desrosiers, présidente, SIDIIEF, Hélène Salette, secrétaire générale, SIDIIEF, Dr Aliou Sylla, président d’honneur, ARCAD-SIDA, Ismaïla Mbaye, président, ANIIDES, Augustin Tine, représentant de la ministre de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal, Ibrahima Souka Ndella Diouf, directeur des ressources humaines, ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal et Safiatou Thiam, secrétaire exécutive, Conseil national de lutte contre le Sida

 

Parmi les principales recommandations, mentionnons :

  • Que les OING et autres organismes impliqués dans la lutte contre le SIDA doivent poursuivre leur vibrant plaidoyer auprès des gouvernements et auprès d’OMS Afrique en s’appuyant sur cette position.
  • Qu’OMS Afrique se prononce en faveur d’une délégation de pouvoirs cliniques élargis aux infirmières, notamment pour le dépistage et le traitement, et doit faire connaître sa position auprès des gouvernements.
  • Que les États adoptent une politique de santé sectorielle qui se traduira par des actions concrètes à tous les échelons gouvernementaux, ainsi que sur le plan populationnel. À cet égard, il est important que les infirmières et les infirmiers fassent partie intégrante des équipes interdisciplinaires et travaillent en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs communautaires à l’atteinte de l’objectif mondial visant l’éradication de l’épidémie du VIH.
  • Que les États doivent mettre en place des programmes de mise à jour des compétences des infirmières et des infirmiers, et prioriser des projets auprès de la Banque mondiale et autres grands organismes subventionnaires.
  • Qu’une initiative sans précédent de programme de mentorat africain permettant aux infirmières et infirmiers africains d’être en relation avec des experts cliniques internationaux voit le jour. Elle devrait être soumise par un ou des gouvernements auprès d’ONUSIDA ou autres organismes subventionnaires.

 

Le lancement de la prise de position a également été l’occasion de faire le dévoilement des dizaines d’organismes impliqués dans la lutte contre le SIDA dans plus de douze pays qui soutiennent les recommandations de la position conjointe du SIDIIEF et d’ARCAD-SIDA.

 

Le SIDIIEF et ARCAD-SIDA, soutenu par la Coalition internationale SIDA Plus, souhaitent continuer à travailler ensemble et à unir leurs forces pour faire avancer les recommandations de cette prise de position, notamment à promouvoir le dépistage démédicalisé par des agents communautaires formés et l’élargissement du droit de prescrire les ARV aux infirmières et aux infirmiers.

 

POUR CONSULTER L’ALLOCUTION DE LA PRÉSIDENTE DU SIDIIEF LORS DU LANCEMENT

 

POUR CONSULTER L’ALBUM PHOTO (FLICKER)

 

La France est fière de recevoir le 7e Congrès mondial du SIDIIEF en 2018!

Une rencontre avec plus d’une trentaine des représentants d’associations et d’institutions de France, membres du SIDIIEF, s’est tenue au CH Ste-Anne de Paris, le 8 décembre 2016, afin de lancer officiellement le 7e Congrès mondial du SIDIIEF, à Bordeaux (France), du 3 au 6 juin 2018. Le directeur des soins du CHU de Bordeaux, Luc Durand et Valérie Berger, cadre supérieur de santé, mission promotion de la recherche infirmière et paramédicale du CHU, ont participé à cette rencontre importante en tant qu’hôte du congrès mondial.

 

Représentants d’associations et d’institutions membres de la France Représentants d’associations et d’institutions membres de la France

 

La rencontre a été animée par Gyslaine Desrosiers, présidente et Hélène Salette, secrétaire générale. De plus, trois administrateurs européens du conseil d’administration ont participé à cette rencontre, soit Jean-Marie Januel, infirmier, Ph. D., Professeur et titulaire de la Chaire d’excellence en management de la santé, Université Sorbonne-Paris-Cité/École des Hautes Études en Santé Publique (France), Miguel Lardennois, infirmier, DEA Santé publique, Chef de cellule – Stratégie des Professions de Santé, Service public fédéral – Santé publique et représentant de l’Association belge des praticiens de l’art infirmier (Belgique) et Didier Lecordier, infirmier, Ph. D. (c) (Sociologie), Chercheur, Maison des sciences de l’Homme, Rédacteur en chef, revue Recherche en soins infirmiers et représentant de l’Association de recherche en soins infirmiers (France).

 

à partir de la gauche : Luc Durand, directeur des soins, CHU de Bordeaux, Gyslaine Desrosiers, présidente du SIDIIEF, Hélène Salette, secrétaire générale du SIDIIEF et Valérie Berger, cadre supérieur de santé, mission promotion de la recherche infirmière et paramédicale du CHU de Bordeaux à partir de la gauche : Luc Durand, directeur des soins, CHU de Bordeaux, Gyslaine Desrosiers, présidente du SIDIIEF, Hélène Salette, secrétaire générale du SIDIIEF et Valérie Berger, cadre supérieur de santé, mission promotion de la recherche infirmière et paramédicale du CHU de Bordeaux
Les membres présents ont exprimé leur fierté de recevoir la communauté mondiale infirmière francophone. Le congrès mondial du SIDIIEF est un événement de haut calibre qui demeure le rendez-vous par excellence et la référence de tous les spécialistes du domaine infirmier francophone. Près de 2 000 participants provenant d’une trentaine de pays de la francophonie sont attendus. Avec une programmation riche et tournée vers les grands enjeux de l’heure, les participants viennent chercher un contenu de pointe et échanger avec leurs collègues internationaux dans un environnement démontrant le dynamisme et l’esprit d’initiative qui prévalent en France et dans l’espace infirmier francophone.

 

Le Congrès mondial 2018 fera l’objet d’une campagne de promotion finement orchestrée au Québec (Canada), en France et à l’échelle internationale, grâce aux efforts concertés de plusieurs associations partenaires et autres relayeurs d’information.

 

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Le SIDIIEF : présent aux quatre coins de la francophonie !

Laval, Québec, Canada : Le 26 octobre 2016, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), association membre, en collaboration avec le SIDIIEF, a organisé un Symposium international sur les soins de santé sécuritaires. Ce symposium a réuni des invités internationaux pour discuter du ratio infirmière/patients : une norme permettant de garantir un nombre maximal de patients pour une équipe de personnels soignants afin de leur permettre de dispenser des soins sécuritaires et de qualité.

 

Ailleurs dans le monde, certains gouvernements ont encadré dans une loi la proportion d’infirmières qui devrait être au service des patients. L’Australie, par exemple, s’est dotée d’une loi sur les ratios qui protège le public. Un processus qui s’est fait à la suite d’une mobilisation citoyenne inspirante initiée par des infirmières.

 

La Californie, quant à elle, a été témoin d’une diminution du taux de mortalité ainsi que d’une nette diminution du taux de roulement des professionnelles en soins à la suite de l’implantation des ratios.

 

Au Massachusetts (États-Unis), l’expérience des ratios a démontré qu’il est plus avantageux de transférer les ressources existantes vers la qualité et la sécurité des soins aux patients. L’analyse des experts a prouvé que la non-qualité peut coûter cher au système.

 

Au cours de cette journée, Clémence Dallaire, vice-doyenne aux études supérieures et à la recherche et professeure titulaire de la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval (Québec, Canada), représentante du SIDIIEF, a eu l’occasion de présenter le mémoire sur la qualité des soins et la sécurité des patients, permettant ainsi de discuter de l’importance de la mesure des résultats de soins infirmiers pour assurer la qualité des soins et la sécurité des patients.

Panelistes du moulin à paroles donnant le coup d'envoi à la journée Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (Canada)
Panelistes du moulin à paroles donnant le coup d’envoi à la journée (1ère à partir de la gauche : Lucie Tremblay, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et 5e à partir de la gauche : la secrétaire générale du SIDIIEF, Hélène Salette). Clémence Dallaire, vice-doyenne aux études supérieures et à la recherche et professeure titulaire, Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval (Québec, Canada) présentant les grandes lignes du mémoire sur la qualité des soins et la sécurité des patients. Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (Canada).

 

Beyrouth, Liban : Du 17 au 19 novembre 2016, la Faculté des sciences infirmières de l’Université Saint-Joseph (Liban), membre institutionnel, a tenu son 2e Congrès international, sur le thème : La profession infirmière : au cœur du système de santé, afin de souligner son 35e anniversaire, où 400 personnes étaient présentes. Les participants libanais, au nombre de près de 200, ont également eu l’occasion de rencontrer le SIDIIEF afin d’échanger sur les dossiers en cours et les perspectives d’avenir. La secrétaire générale et la présidente du SIDIIEF ont profité de l’occasion pour remercier le doyen de la Faculté des sciences infirmières de l’Université Saint-Joseph, Rima Sassine-Kazan, pour son accueil lors de la conférence de la présidente du SIDIIEF ayant pour titre : ” Le leadership collectif infirmier : un levier d’innovation et un pouvoir d’influence “. Finalement, la secrétaire générale a participé à une table ronde où elle a présenté les grandes recommandations du mémoire sur la qualité des soins et la sécurité des patients.

 

La présidente du SIDIIEF, Gyslaine Desrosiers et la secrétaire générale du SIDIIEF, Hélène Salette, entourant le doyen de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Saint-Joseph (Liban), Rima Sassine-Kazan La présidente du SIDIIEF, Gyslaine Desrosiers, lors de sa conférence intitulée : Le leadership collectif infirmier : un levier d'innovation et un pouvoir d'influence Les 35 ans d'histoire de la Faculté des sciences infirmières de l'Université St-Joseph de Beyrouth incarnés par les 3 derniers doyens : de gauche à droite -Rima Sassine Kazan , doyen actuel -Claire Ghafari Zablit, doyen de 2001 à 2013 -Ruth Akatcherian, doyen honoraire -au micro : Monique Rothan Tondeur, professeure Université Paris 13
La présidente et la secrétaire générale du SIDIIEF entourant le doyen de la Faculté des sciences infirmières de l’Université Saint-Joseph (Liban), Rima Sassine-Kazan. La présidente du SIDIIEF lors de sa conférence intitulée : Le leadership collectif infirmier : un levier d’innovation et un pouvoir d’influence. Les 35 ans d’histoire de la Faculté des sciences infirmières de l’Université St-Joseph de Beyrouth incarnés par les 3 derniers doyens :
de gauche à droite
-Rima Sassine Kazan , doyen depuis 2013
-Claire Ghafari Zablit, doyen de 2001 à 2013
-Ruth Akatcherian, doyen de 1987 à 2001
-au micro : Monique Rothan Tondeur, professeure Université Paris 13

 

Liège, Belgique : Le 17 novembre 2016 s’est tenu le dernier séminaire européen de l’année, sous le thème : La sécurité des soins : l’affaire de tous !, organisé par l’Association belge des praticiens de l’art infirmier, membre associatif, en collaboration avec la Haute École Libre Mosane (HELMO) et le CHR de la Citadelle, membres institutionnels. Ce séminaire était animé par Jacques Chapuis, vice-président du SIDIIEF et directeur de l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source (Suisse) et par Miguel Lardennois, administrateur du SIDIIEF.

 

Dans la ligne du mémoire du SIDIIEF publié en 2015, ce séminaire a été l’occasion d’aborder sous différents angles le thème de la qualité des soins et la sécurité des patients. Des conférenciers de Suisse et de France sont venus apporter un regard étranger à la manière de relever ce défi pour les soins infirmiers dans leurs institutions de soins. Ce sont ensuite les belges qui ont occupé le reste du programme avec des exposés plus intéressants les uns que les autres sur le contexte local, y compris l’utilisation d’indicateurs de qualité de soins utilisés sur tout le pays, mais également d’une perspective d’accréditation des hôpitaux à court terme.

 

Parmi les 250 participants venant principalement du milieu clinique hospitalier et de l’enseignement, une centaine d’étudiants en formation initiale infirmière étaient également présents. Cette grande participation étudiante était très encourageante. Elle s’explique probablement par la toute récente réforme des études (passage du bachelier en 4 ans) qui prévoit l’obligation pour les futurs diplômés infirmiers de développer des compétences d’analyse de la qualité des soins.

Des participants au séminaire européen à Liège (Belgique). À droite : Miguel Lardennois, Chef de cellule - Stratégie des professions de santé, Service public fédéral Santé publique, représentant du SIDIIEF. Participants du séminaire européen, Liège Belgique.
Des participants au séminaire européen à Liège (Belgique). À droite : Miguel Lardennois, Chef de cellule – Stratégie des professions de santé, Service public fédéral Santé publique, représentant du SIDIIEF. Participants du séminaire européen, Liège Belgique.

 

N’Djamena, Tchad : Du 21 au 25 novembre 2016 s’est tenu un séminaire africain du SIDIIEF, sous le thème : L’enseignement universitaire de la science infirmière : une réponse aux défis du système de santé au Tchad et en Afrique francophone, organisé par l’Université Emi Koussi (Tchad), en collaboration avec l’Université Cosendai de Nanga-Eboko (Cameroun).

 

Des participants du Séminaire africain tenu au Tchad recevant un exemplaire de la publication intitulée : La discipline infirmière : une contribution décisive aux enjeux de santé Présentation du 7e Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones, Bordeaux (France) en 2018 Présentation du SIDIIEF dans le cadre du séminaire africain.
Des participants du Séminaire africain tenu au Tchad recevant un exemplaire de la publication intitulée : La discipline infirmière : une contribution décisive aux enjeux de santé. Présentation du 7e Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones, Bordeaux (France) en 2018 Présentation du SIDIIEF dans le cadre du séminaire africain.