Ce sera bientôt la fête des mères dans les prochaines semaines à différentes dates dans différents pays. Afin de rendre hommage à celles, soignantes dans et de l'âme, diplômées ou non, qui sont toujours à nos côtés et celles qui le sont mais en Esprit, voici un extrait d'un journal d'une pianiste classique qui relate cette histoire :
« Maman me répète que l'amour et la musique la tiennent en vie. Quand nous sommes ensemble, ma mère me dit très souvent qu'elle m'aime (et je n'ose penser au jour où je ne l'entendrai plus). Lorsque j'étais petite, elle restait allongée près de moi le soir, jusqu'à ce que le sommeil me gagne. J'adorais le contact de sa peau, d'une extrême douceur... et souvent, elle me racontait cette histoire :
Un jour, une jeune fille très belle, mais cruelle, demanda à son amant de lui apporter, comme preuve d'amour, le coeur de sa mère. Celle-ci adorait son fils, qui la chérissait aussi. Mais il aimait tant sa promise qu'il fit ce qu'elle exigeait de lui. D'un coup de couteau, il arracha le coeur de la poitrine de sa mère et se précipita dans la rue pour l'apporter à sa fiancée. Mais dans sa hâte, le jeune amoureux trébucha et tomba...Le coeur de sa mère lui échappa des mains et roula sur le trottoir, en murmurant : "T'es-tu fait mal mon enfant ? »
Référence : Mercier Arnault, Hélène. Au fil des notes. Editions Plon. 2009. Extrait à la page 136-137.